Contrairement à Starlink qui vend directement son kit à 400$ aux utilisateurs africains, Amazon a choisi une autre voie pour son service Leo (ex-Kuiper).
Le géant américain ne veut pas devenir un FAI grand public en Afrique. Il veut devenir le fournisseur des fournisseurs.
La stratégie Amazon Leo : s’appuyer sur les locaux
Amazon entend s’appuyer sur des fournisseurs d’accès Internet (FAI) et des opérateurs télécoms déjà implantés sur le continent.
En clair :
Starlink = B2C : Le client achète une parabole Starlink et paie Starlink.
Amazon Leo = B2B2C : L’opérateur local (Orange, MTN, Airtel, Camtel…) achète la capacité satellite Amazon et la revend dans ses offres à ses propres clients.
Pourquoi ce choix est intelligent ?
Éviter la guerre réglementaire : Starlink a été bloqué au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Sénégal… pour avoir opéré sans licence. En passant par les opérateurs déjà licenciés, Amazon évite ce blocage.
Pas d’infrastructure à déployer : Pas besoin de centres logistiques pour les kits, de service après-vente. Les opérateurs s’en chargent.
Couvrir les zones blanches : Pour MTN ou Orange, c’est une aubaine pour connecter les villages reculés sans tirer la fibre sur 500 km.
C’est une stratégie qui respecte l’écosystème télécom africain au lieu de vouloir le disrupter.
Une leçon que Starlink commence à peine à comprendre en signant à son tour des accords avec les opérateurs.
Et vous, vous préférez acheter directement Starlink ou passer par votre opérateur local avec Amazon Leo ? Dites-nous en commentaire.
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