La Zone de libre-échange continentale africaine passe à la vitesse supérieure. Avec son protocole sur le commerce numérique et une nouvelle infrastructure panafricaine, elle veut faire baisser drastiquement les coûts de transaction pour les entreprises du continent.
C’est une étape décisive pour l’intégration africaine. La ZLECAf, qui rassemble 54 pays sur 55, soit le plus grand marché au monde en nombre d’États, mise désormais sur le numérique comme moteur.
Comme le souligne la Commission Économique pour l’Afrique, « la numérisation va dynamiser la Zone de libre-échange continentale africaine ». 39ef
Concrètement, deux avancées majeures :
1. Le Protocole sur le commerce numérique. Adopté en février 2024, il constitue le chapitre numérique de l’accord ZLECAf. Il prépare 8 annexes clés : paiements numériques transfrontaliers, transferts de données, identités numériques, fintech, sécurité en ligne et technologies émergentes. a462
2. L’infrastructure physique. Le 13 mai 2025 à Addis-Abeba, la CEA et le gouvernement du Japon ont signé un partenariat stratégique de 10 millions de dollars pour digitaliser la ZLECAf. L’objectif : déployer des plateformes numériques interconnectées pour simplifier les formalités, améliorer la transparence et renforcer la traçabilité. Au programme : systèmes d’e-certification, bases de données douanières partagées et plateformes d’e-commerce adaptées aux PME africaines. 23d2
À cela s’ajoutent les outils déjà opérationnels comme le PAPSS (Système panafricain de paiement et de règlement) et l’African Trade Gateway, qui permettent déjà de payer en monnaies locales et de réduire les délais.
L’enjeu est énorme : selon l’ONU, le déficit d’infrastructures physiques et numériques reste le principal frein au plein potentiel de la ZLECAf, et le continent devra investir massivement pour absorber la hausse des échanges intra-africains.
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