Elle l’avait longtemps défendu. Aujourd’hui, Joycelyn Savage, 24 ans, ex-petite amie de R. Kelly, témoigne contre le chanteur. Dans une série de publications, elle raconte une relation sous emprise faite de violences, de séquestration et d’humiliations.
C’est un revirement total. Joycelyn Savage, qui avait pris la défense de R. Kelly au plus fort des accusations d’abus sexuels, a décidé de raconter sa version.
Sur ses réseaux sociaux, la jeune femme affirme avoir vécu sous contrôle total. Selon son témoignage, le chanteur lui aurait imposé de l’appeler uniquement « papa » ou « maître ». Pour avoir utilisé un autre surnom, elle dit avoir été étranglée jusqu’à perdre connaissance et forcée ensuite à cacher ses blessures avec un foulard.
Elle évoque également deux grossesses en 2016 et 2018, qui se seraient terminées par des avortements qu’elle dit avoir été contrainte de faire à domicile, le chanteur refusant qu’elle se rende à l’hôpital par peur des médias.
Joycelyn Savage décrit aussi des pratiques sexuelles dégradantes qu’elle dit avoir subies contre son gré, ainsi qu’un isolement total. Elle affirme qu’elle n’avait pas le droit de parler aux autres jeunes filles présentes dans la maison et devait rester enfermée dans sa chambre jusqu’à ce qu’on l’appelle.
« Je me disais qu’il voulait me protéger, mais comment peut-il prétendre m’aimer et m’enfermer comme un animal ? », écrit-elle.
Suite à ces publications en 2019, l’avocat de R. Kelly avait dénoncé une tentative d’extorsion. Le chanteur, aujourd’hui condamné à 30 ans de prison pour crimes sexuels et trafic, a toujours nié une partie des faits.
À NOTER :
Ce témoignage de 2019 a été l’un des éléments qui ont contribué à relancer l’enquête fédérale contre R. Kelly.


