C’est une découverte glaçante. Cachés dans un double fond aménagé sous un chargement de bois, plusieurs migrants ont été retrouvés entassés les uns sur les autres à bord d’un pick-up. Une méthode extrême utilisée par les réseaux de passeurs à la frontière mexicano-américaine.
CORPS DE L’ARTICLE :
La photo est insoutenable. Sous des planches de bois clouées à la va-vite, des corps humains. Jambes repliées, visages cachés, respirant avec difficulté dans un espace de quelques centimètres.
Ce n’est pas une mise en scène. C’est le quotidien de l’immigration clandestine organisée par des trafiquants d’êtres humains.
Contrairement à ce que laissent penser les réseaux sociaux, ces personnes ne sont pas toutes Mexicaines. Selon les douanes américaines (CBP), la majorité des migrants interceptés dans ces conditions viennent du Guatemala, du Honduras, du Salvador, et parfois du Mexique.
Leur point commun : ils ont payé entre 5 000 et 15 000 dollars à des passeurs appelés « coyotes » qui leur promettent un passage sûr.
Un voyage qui peut virer au drame
Enfermés sans eau, sans aération, sous une température qui peut atteindre 60°C sous les planches, beaucoup ne survivent pas. Asphyxie, déshydratation, écrasement.
Cette technique du double plancher est l’une des plus anciennes et des plus dangereuses. Le pick-up garde une apparence normale : un simple transport de matériel de construction. Il faut un contrôle approfondi pour découvrir la cachette.
Pour les autorités, c’est la preuve que malgré le renforcement de la sécurité, les réseaux sont prêts à tout pour contourner la loi, au péril de la vie de leurs clients.


